Films

Fond de teint, de Marie-Louise Mendy

Synopsis:

Safi, une jeune femme africaine, va chercher son fils, métis afro européen, à l’école maternelle. Arrivée à l’école, ce dernier la devisage comme s’il la voyait pour la première fois. Étrangement distant et déprimé depuis ce jour, elle découvre petit à petit la raison de son trouble: leur différence de couleur de peau…

Civilisation

La Saint-Valentin

La fête de la Saint-Valentin, qui est la fête de l’AMOUR, aura lieu comme chaque année le 14 février. Pour cette occasion, je vous propose :

  • Un poème :

POUR TOI MON AMOUR

Je suis allé au marché aux oiseaux
Et j’ai acheté des oiseaux
Pour toi
mon amour
Je suis allé au marché aux fleurs
Et j’ai acheté des fleurs
Pour toi
mon amour
Je suis allé au marché à la ferraille
Et j’ai acheté des chaînes
De lourdes chaînes
Pour toi
mon amour
Et puis je suis allé au marché aux esclaves
Et je t’ai cherchée
Mais je ne t’ai pas trouvée
mon amour

Jacques Prévert, Paroles.

  • Des expressions avec « Cœur » :

AVOIR BON COEUR / AVOIR LE COEUR SUR LA MAIN / AVOIR UN COEUR D’OR
Être généreux – gentil
Je l’aime bien cette fille-là. Elle est belle, intelligente et en plus elle a bon coeur !

FAIRE LE JOLI COEUR (auprès des femmes)
Faire l’intéressant pour se faire remarquer et aimer des femmes ou d’une femme.
J’étais en train de nettoyer toute la boue dans la maison après l’inondation et monsieur faisait le joli coeur avec la voisine !

EN AVOIR LE COEUR NET
– Mais qu’est-ce qui t’es arrivé ? Qui t’as fait ça Justin ?
– C’est Rodolphe, il m’a donné des claques, et après il m’a mis la tête dans le lavabo, et après il m’a donné des coups de pieds dans le ventre…
– Tu es sûr que tu n’exagères pas un peu ? Bon, tu viens avec moi, je vais voir Rodolphe et ses parents. Je veux en avoir le coeur net !
= avoir sa propre conviction – éclaircir les choses pour mieux comprendre

S’EN DONNER À COEUR JOIE
Prendre beaucoup de plaisir à faire quelque chose, à une activité quelconque.
Cet après-midi, les enfant s’en sont donné à coeur joie à la plage !
Toi qui aimes les randonnées, tu peux t’en donner à coeur joie dans ces montagnes !

PARLER À COEUR OUVERT
Parler avec sincérité, franchise.
Au début, j’étais un peu gêné. Habituellement, on ne parlait que du travail et là, il m’a parlé à coeur ouvert.

PAR COEUR
= complètement / à fond
– Fais-moi confiance, je sais où est la sortie, je connais ce bâtiment par coeur, c’est moi qui l’ai dessiné !

AVOIR À COEUR DE FAIRE QUELQUE CHOSE
– Ne le gronde pas, il a à coeur de t’aider même s’il est encore trop petit !
= avoir une grande envie, un grand désir

AVOIR LE COEUR BIEN ACCROCHÉ
C’est être résistant à quelque chose qui choque, comme une odeur, un saut en parachute, un tour de manège, quelque chose de répugnant…
– Je ne pourrais pas travailler comme médecin légiste ! Faut avoir le coeur bien accroché !

  • Trois chansons:
Joyeuse Saint-Valentin

Chansons · Grammaire

La mise en relief II: La forme passive

A la voix active, on a une phrase :

Sujet + Verbe transitif + Complément d’objet direct

Avec la voix passive, on met en relief la Complément d’objet direct, parce qu’il devient Sujet et passe au premier lieu de la phrase

Sujet + Verbe passif (être + participe passé) + Complément d’agent

Bruxelles, je t’aime

Bruxelles, je t’aime, par Angèle

On n’a pas les tours de New York
On n’a pas de lumière du jour six mois dans l’année
On n’a pas Beaubourg, ni la Seine
Non, on n’est pas la ville de l’amour
Mais bon, vous voyez

Et sûrement que dès ce soir
Le ciel couvrira une tempête
Mais après l’orage, avec des bières
Les gens feront la fête

Bruxelles je t’aime, Bruxelles je t’aime
Tu m’avais manqué
Bruxelles je t’aime, Bruxelles je t’aime
T’es ma préférée
Bruxelles je t’aime, Bruxelles je t’aime
Tu m’avais manqué
T’es la plus belle, oui, t’es la plus belle

Paris m’appelle quand je veux rentrer chez moi
Quand le ciel gris et la pluie me manquent
Je vais mieux quand j’te vois
Les villes sont belles mais moi, je ne pense qu’à toi
Quand mon pays et ma ville me manquent
Moi, je ne t’oublie pas

On n’a pas la plus longue de toutes les histoires
On le sait, on n’a pas toujours gagné
Et d’habitude, j’ai l’attitude même si c’est dur de garder espoir
Quand on n’est pas les premiers
Les Marolles, Flagey, Saint-Gilles, Laeken
À qui je dois mon nom

Bruxelles je t’aime, Bruxelles, je t’aime
Tu m’avais manqué
Bruxelles je t’aime, Bruxelles, je t’aime
T’es ma préférée
Bruxelles je t’aime, Bruxelles, je t’aime
Tu m’avais manqué
T’es la plus belle, oui, t’es la plus belle

Paris m’appelle quand je veux rentrer chez moi
Quand le ciel gris et la pluie me manquent
Je vais mieux quand j’te vois
Les villes sont belles mais moi, je ne pense qu’à toi
Quand mon pays et ma ville me manquent
Moi, je ne t’oublie pas

Et si un jour, elle se sépare et qu’on ait à choisir un camp
Ce serait le pire des cauchemars, tout ça pour une histoire de langue
J’ai vécu mes plus belles histoires en français et en flamand
Laat me het zeggen in het Vlaams, dank je Brussel voor m’n naam
Et si un jour, elle se sépare et qu’on ait à choisir un camp
Ce serait le pire des cauchemars, tout ça pour une histoire de langue
J’ai vécu mes plus belles histoires en français et en flamand
Laat me het zeggen in het Vlaams, dank je Brussel

Bruxelles je t’aime, Bruxelles je t’aime
Tu m’avais manqué
Bruxelles je t’aime, Bruxelles je t’aime
T’es ma préférée
Bruxelles je t’aime, Bruxelles je t’aime
Tu m’avais manqué
T’es la plus belle, oui, t’es la plus belle

Paris m’appelle quand je veux rentrer chez moi
Quand le ciel gris et la pluie me manquent
Je vais mieux quand j’te vois
Les villes sont belles mais moi, je ne pense qu’à toi
Quand mon pays et ma ville me manquent
Moi, je ne t’oublie pas

Paris m’appelle quand je veux rentrer chez moi
Quand le ciel gris et la pluie me manquent
Je vais mieux quand j’te vois
Les villes sont belles mais moi, je ne pense qu’à toi
Quand mon pays et ma ville me manquent
Moi, je ne t’oublie pas

L’Atomium
Chansons · Grammaire

La mise en relief I: La nominalisation

Quand sur une idée de départ telle que :

On a projeté la construction d’une vaste piscine nucléaire

On va se  mobiliser contre la hausse des prix du logement

On veut insister sur l’idée exprimée par le verbe, on choisit une structure nominale qui permette de placer cette idée au début de la phrase et par là la mettre en relief :

21/11/2021
21/11/2021

On connaît d’autres manières de « se mettre en relief » :

On lâche pas l’affaire

Mettre un genou à terre
Surtout jamais les deux
Faire comme hier
Se relever comme on peut
Tomber de cheval, de vélo, sur un os
Remonter tant bien que mal
Sans cacher ses bosses
C’est qui le boss
Non non

On lâche pas l’affaire
Même quand ça secoue
Même quand ça remue
On va pas nous la faire nous
Jamais battus, on se tient peut être mal
Mais on tient bon
On ferait une chorale
Si on nous coupait le son
Oh non

Passer par-dessus bord
Ceux qui nous ont poussés
Nous verrons nager au port
Pour à nouveau embarquer
Il paraît que les plus forts
Refusent certains combats
Comme on n’est pas les plus forts
Ça ne nous concerne pas
Certainement pas
Oh non

On lâche pas l’affaire
Même quand ça secoue
Même quand ça remue
On va pas nous la faire nous
Jamais battus, on se tient peut être mal
Mais on tient bon
On ferait une chorale
Si on nous coupait le son
Oh non

On s’accroche
On s’accroche
Glisser sur du verglas
Faire rire les gens autour
Trouver pas ça marrant
Et puis rire à son tour
Je voudrais dire aux gosses
Que la vie je crois
C’est faire du patin à glace
Pour la première fois
Et puis voilà
Oh oui

On lâche pas l’affaire
Même quand ça secoue
Même quand ça remue
On va pas nous la faire nous
Jamais battus, on se tient peut être mal
Mais on tient bon
On ferait une chorale
Si on nous coupait le son
Ah non

On lâche pas l’affaire
Même quand ça secoue
Même quand ça remue
On va pas nous la faire nous
Jamais battus, on se tient peut être mal
Mais on tient bon
On ferait une chorale
Si on nous coupait le son
Oh non
Oh non
On s’accroche

Grammaire

À vos hypothèses!

Si j’étais reine ou magicienne, je sèmerais des utopies…

SI + IMPARFAIT – CONDITIONNEL PRÉSENT: je fais une hypothèse sur le présent ou le futur, que je considère irréelle

SI (Zaz)

Si j’étais l’amie du bon Dieu.
Si je connaissais les prières.
Si j’avais le sang bleu.
Le don d’effacer et tout refaire.
Si j’étais reine ou magicienne,
princesse, fée, grand capitaine,
d’un noble régiment.
Si j’avais les pas d’un géant.

Je mettrais du ciel en misère,
Toutes les larmes en rivière,
Et fleurirais des sables où filent même l’espoir
Je sèmerais des utopies, plier serait interdit,
On ne détournerait plus les regards.

Si j’avais des milles et des cents,
Le talent, la force ou les charmes,
Des maîtres, des puissants.
Si j’avais les clés de leurs âmes.
Si je savais prendre les armes,
Au feu d’une armée de titans.
J’allumerais des flammes,
Dans les rêves éteints des enfants.
Je mettrais des couleurs aux peines.
J’inventerais des Éden.
Aux pas de chances, aux pas d’étoiles, aux moins que rien.

Mais je n’ai qu’un cœur en guenilles,
Et deux mains tendues de brindilles.
Une voix que le vent chasse au matin.
Mais si nos mains nues se rassemblent,
Nos millions de cœurs ensemble.
Si nos voix s’unissaient,
Quels hivers y résisteraient ?

Un monde fort, une terre âme sœur,
Nous bâtirons dans ces cendres
Peu à peu, miette à miette,
goutte à goutte et cœur à cœur.
Peu à peu, miette à miette,
goutte à goutte et cœur à cœur.

Vocabulaire

L’antonomase

C’est le procédé par lequel de nombreux personnages et lieux de mythologie grecque et latine sont entrés dans le français commun sous forme de noms communs :

Amazone
  • Adonis. Il était d’une grande beauté et fut aimé par deux déesses :  Aphrodite et Perséphone, qui se disputèrent son amour.

Un adonis : un jeune homme très beau

  • Les Amazones. Elles étaient un peuple de femmes du Caucase. Leur passion principale était la guerre.

Une amazone : une femme guerrière

  • Apollon. Un autre dieu très beau. Celui-ci fil de Zeus et de Léto.

Un apollon : un homme très beau

Apollon
  • Argus. Il avait une infinité de yeux sur tout le corps.

Un argus : une publication qui fournit des renseignements spécialisés. Ex. l’argus de l’automobile

  • Un béotien : un habitant de la Béotie (réputés par leur lourdeur)

Un béotien : un personnage lourd, peu ouvert, aux goûts grossiers

  • Cassandre. Tout au long de la guerre de Troie elle fit de funestes prédictions que personne ne voulait croire.

Une cassandre : une personne pessimiste, qui annonce des malheurs

Cassandre
  • Cerbère. Le chien de l’Hadès, un chien à plusieurs têtes qui gardait l’empire des morts et en interdisait l’accès aux vivants.

Un cerbère : un portier, un gardien sévère et intraitable

  • Chimère. Animal fabuleux qui tenait de la chèvre et du lion.

Une chimère : une vaine imagination

  • Dédale. Architecte et inventeur qui se vit confier la construction du Labyrinthe, un palais aux couloirs compliqués dans lequel Minos enferma le Minotaure

Un dédale : un lieu où l’on risque de se perdre à cause de la complication des détours, un ensemble de choses embrouillées, ex. le dédale administratif

Dédale
  • Écho. Nymphe des bois et des sources. À sa mort, elle devient une voix qui répète les dernières syllabes des mots que l’on prononce

L’écho : phénomène de réflexion su son par un obstacle qui le répercute

  • Égérie. Nymphe de Rome qui passait pour avoir été la conseillère du roi Numa. Elle lui donnait rendez-vous la nuit et lui dictait sa politique religieuse

Une égérie : une conseillère, une inspiratrice.

  • Les Harpies. De génies ailés. Ce sont des ravisseurs d’âmes et d’enfants

Une harpie : personne avide, rapace, une femme méchante, acariâtre

  • Hercule. Le plus célèbre des héros de toute la mythologie. Il se distinguait par sa vigueur et sa beauté. Il accomplira en douze ans des travaux irréalisables pour le commun des mortels : les douze travaux d’Hercule

Un hercule : homme d’une force physique exceptionnelle

Hercule
  • Mentor. Ami fidèle d’Ulysse à qui il confia le soin de veiller sur l’éducation de son fils et sur ses intérêts

Un mentor : un conseiller sage et expérimenté

  • Le Pactole. Le roi Midas avait reçu le don de transformer tout ce qu’il touchait en or. Mais, il s’aperçut bien vite qu’il ne pouvait ni manger ni boire car tout se transformait en or. Dionysos l’en guérit en lui disant de se laver dans les eaux du fleuve Pactole qui, depuis ce jour-là, restèrent chargées de paillettes d’or

Un pactole : une source de richesse, de profit

  • Stentor. Dans L’Iliade, Stentor était un guerrier qui criait comme 50 hommes.

Une voix de stentor : voix forte, retentissante. Un stentor : un homme à la voix forte

  • Les Titans. Six enfants mâles d’Ouranos, le Ciel, et de Gaïa, la Terre. Ils étaient des dieux primitifs doués d’une force prodigieuse.

Un titan : un géant. Titanesque : gigantesque, démesuré.

Grammaire

L’aspect

L’aspect est la manière dont s’expriment le déroulement, la progression et l’accomplissement de l’action.

Elle permet de cerner au plus près l’utilisation d’un temps plutôt qu’un autre, et au-delà, bien entendu, l’intention d’un auteur lorsqu’il emploie telle forme verbale plutôt qu’une autre.

Une forme verbale appelle des commentaires sur son mode (à déterminer parmi les modes personnels comme l’indicatif, le subjonctif…ou les modes impersonnels, comme l’infinitif…), son temps (qui permet de situer l’action dans la chronologie), sa voix (passive ou active), son aspect.

L’aspect se confond parfois avec le temps, puisque la désinence du verbe nous renseigne à la fois sur l’un et l’autre. Cependant, l’aspect va indiquer non pas quand le procès se déroule, mais plutôt comment s’opère son déroulement : le procès est-il en cours, touche-t-il à sa fin ?

1. La notion d’aspect grammatical

L’aspect peut être identifiable dans les formes verbales elles-mêmes.

a. Accompli / inaccompli

Tout procès verbal a un déroulement et un terme, un début et une fin. S’il est vu en cours de déroulement, donc pas encore terminé, on dira que l’aspect est non accompli.

Il est interdit de fumer. (On voit bien que cette interdiction est valable au moment où l’on accroche la pancarte, lorsqu’on la lit des jours, des semaines après, et que c’est toujours valable !)

Si le procès est vu au moment où son terme est avéré, on peut alors parler d’un aspect accompli.


Elle a arrêté de fumer. (On voit bien qu’au moment où cette vérité est énoncée, le sujet a vraiment arrêté de fumer, sa vie de fumeuse est révolue, elle appartient au passé !)

b. Global / sécant

On peut aussi envisager d’analyser le procès sous un autre angle de vue.

Le procès peut être perçu de l’extérieur, dans sa globalité ; il est alors considéré comme un tout. On parle ici d’un aspect global.


Je lus ton livre avec empressement. (On imagine bien que le procès a un début et une fin et ici, on le voit dans sa globalité)

Si le procès est envisagé de l’intérieur, à partir d’une des étapes de son déroulement, sans tenir compte réellement des bornes de début et de fin, on dit qu’on a de lui une vision « en coupe » ; on parle alors d’un aspect sécant.


Je lui racontais une histoire tous les soirs.

Il faut retenir que l’aspect sécant caractérise les verbes à l’imparfait, et s’oppose à l’aspect global du passé simple. Cette distinction est notamment très utile dans l’analyse d’un texte où ces deux temps alternent !

Le futur peut recevoir indifféremment les deux interprétations ; et le présent, étant par excellence le temps de la narration, est essentiellement sécant. Il peut éventuellement changer d’aspect dans des emplois rares, comme lorsque l’on parle du présent historique.

2. La notion d’aspect lexical

L’aspect est dans ce cas identifiable non pas dans la forme verbale, mais dans le sens du verbe lui-même.

a. Verbes perfectifs

Certains verbes comportent dans leur sens une limitation de durée. Pour se réaliser, les procès perfectifs doivent être envisagés jusqu’à leur terme.


Il mourut seul chez lui. (On ne meurt que quand on est mort, pas avant ; la limite s’impose d’elle-même si l’on veut que le procès se réalise !)

Ces verbes ne supportent logiquement pas de complément de durée : on ne peut pas « mourir longtemps ».

b. Verbes imperfectifs

A l’inverse, les verbes imperfectifs ne présupposent aucune limite de durée. Une fois le procès imperfectif commencé, il peut durer aussi longtemps qu’on le veut, jusqu’à ce que des circonstances en décident la fin.


Elles se voient souvent le dimanche.

3. Les périphrases aspectuelles

Les périphrases sont des formes verbales complexes, constituées d’un semi-auxiliaire conjugué, suivi d’un verbe à un mode non personnel.
Or, certaines d’entre elles sont utilisées pour exprimer un aspect particulier.

L’aspect duratif va ainsi s’exprimer à l’aide de la périphrase être en train de + infinitif : J’étais en train de prendre un bain.

L’aspect progressif s’exprime avec aller + gérondif : Ses résultats vont diminuant de trimestre en trimestre.

L’aspect inchoatif correspond à l’entrée dans le procès ; il s’exprime avec se mettre / commencer à/de + infinitif : Ils commencent à réviser dès maintenant / Ils se mettent à réviser dès maintenant.

L’aspect terminatif enfin correspond à la fin du procès et se caractérise par l’emploi de finir / achever / cesser de + infinitif : Je finis de me préparer et j’arrive !

Ne ratez pas le PDF : L’expression de l’aspect en français contemporain

Chansons · Civilisation

Petit Pays de Gaël Faye

 Originellement, Petit Pays est une chanson de Cesaria Evora qui rend hommage à son pays d’origine, le Cap Vert. L’air de sa chanson a ensuite été repris par Hocus Pocus, le groupe français qui rend hommage à leur petit pays à eux : la France. Gaël Faye, quant à lui, rend hommage au Burundi, le pays où il a vécu durant son enfance avec son père français et sa mère Rwandaise.

Paroles

Gahugu gatoyi
Gahugu kaniniya
Warapfunywe ntiwapfuye
Waragowe ntiwagoka
Gahugu gatoyi
Gahugu kaniniya

Une feuille et un stylo apaisent mes délires d’insomniaque
Loin dans mon exil, petit pays d’Afrique des Grands Lacs
Remémorer ma vie naguère avant la guerre
Trimant pour me rappeler mes sensations sans rapatriement
Petit pays je t’envoie cette carte postale
Ma rose, mon pétale, mon cristal, ma terre natale

Ça fait longtemps les jardins de bougainvilliers
Souvenirs renfermés dans la poussière d’un bouquin plié
Sous le soleil, les toits de tôles scintillent
Les paysans défrichent la terre en mettant l’feu sur des brindilles
Voyez mon existence avait bien commencé
J’aimerais recommencer depuis l’début, mais tu sais comment c’est
Et nous voilà perdus dans les rues de Saint-Denis
Avant qu’on soit séniles on ira vivre à Gisenyi
On fera trembler le sol comme les grondements de nos volcans
Alors petit pays, loin de la guerre on s’envole quand ?

Gahugu gatoyi

Gahugu kaniniya
Warapfunywe ntiwapfuye
Waragowe ntiwagoka
Gahugu gatoyi
Gahugu kaniniya

Petit bout d’Afrique perché en altitude
Je doute de mes amours, tu resteras ma certitude
Réputation recouverte d’un linceul
Petit pays, pendant trois mois, tout l’monde t’a laissé seul
J’avoue j’ai plaidé coupable de vous haïr
Quand tous les projecteurs étaient tournés vers le Zaïre
Il fallait reconstruire mon p’tit pays sur des ossements
Des fosses communes et puis nos cauchemars incessants

Petit pays : te faire sourire sera ma rédemption
Je t’offrirai ma vie, à commencer par cette chanson
L’écriture m’a soigné quand je partais en vrille
Seulement laisse-moi pleurer quand arrivera ce maudit mois d’avril
Tu m’as appris le pardon pour que je fasse peau neuve
Petit pays dans l’ombre le diable continue ses manœuvres
Tu veux vivre malgré les cauchemars qui te hantent
Je suis semence d’exil d’un résidu d’étoile filante

Gahugu gatoyi
Gahugu kaniniya

Warapfunywe ntiwapfuye
Waragowe ntiwagoka
Gahugu gatoyi
Gahugu kaniniya

Un soir d’amertume, entre le suicide et le meurtre
J’ai gribouillé ces quelques phrases de la pointe neutre de mon feutre
J’ai passé l’âge des pamphlets quand on s’encanaille
J’connais qu’l’amour et la crainte que celui-ci s’en aille
J’ai rêvé trop longtemps d’silence et d’aurore boréale
À force d’être trop sage j’me suis pendu avec mon auréole
J’ai gribouillé des textes pour m’expliquer mes peines

Bujumbura, t’es ma luciole dans mon errance européenne
Je suis né y’a longtemps un mois d’août
Et depuis dans ma tête c’est tous les jours la saison des doutes
Je me navre et je cherche un havre de paix
Quand l’Afrique se transforme en cadavre
Les époques ça meurt comme les amours
Man j’ai plus de sommeil et je veille comme un zamu
Laissez-moi vivre, parole de misanthrope
Citez m’en un seul de rêve qui soit allé jusqu’au bout du sien propre

Gahugu gatoyi

Gahugu kaniniya

Warapfunywe ntiwapfuye

Waragowe ntiwagoka

Gahugu gatoyi

Gahugu kaniniya x3

Petit pays

Quand tu pleures, je pleure

Quand tu ris, je ris

Quand tu meurs, je meurs

Quand tu vis, je vis

Petit pays, je saigne de tes blessures

Petit pays, je t’aime, ça j’en suis sûr

Gahugu gatoyi (petit pays)

Gahugu kaniniya (grand pays)

Warapfunywe ntiwapfuye (tu as été froissé mais tu n’es pas mort)

Waragowe ntiwagoka (tu as souffert mais la souffrance ne t’as pas abattu)

Gahugu gatoyi

Gahugu kaniniya